Biocarburants. Manger ou conduire, il faut choisir.

http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/img/une_biocarburant.jpgLa production des biocarburants est encore un attrape-gogos au bilan environnemental et économique parfaitement douteux.

Cet accaparement des terres fertiles pour produire ce faux pétrole faussement bio se fait au détriment des cultures agricoles qui vont faire défaut dans une ou deux décennies.

Les paysans sénégalais qui risquaient d'être spoliés ont gagné. Le gouvernement a reculé. Les Italiens n'auront pas les 20.000 ha de Fanaye et le gouvernement n'aura pas son...  suivez mon regard.

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Sénégal : le gouvernement suspend son projet de biocarburants

Par RFI

La marche prévue vendredi 28 octobre 2011 à Dakar par des opposants au projet privé de production de biocarburant à Fanaye (Nord), où des incidents ont fait deux morts mercredi, a été annulée après l'assurance du gouvernement que le projet contesté était suspendu. 20 000 hectares de terres devaient être cédés à des investisseurs privés italiens en vue de produire du biocarburant à partir de la patate douce.

L'Afrique, "terre porteuse" pour le reste du monde



AMADOU KANOUTE, DIRECTEUR EXECUTIF DE CICODEV
"En 10 ans, 650.000 hectares de terres cultivables ont été attribués à des privés"
 

NETTALI.NET- L’attribution de grandes surfaces de terres à des privés au détriment des populations locales inquiète Amadou Kanouté. Le directeur de CICODEV qui s’exprimait à l’émission « Remue-ménage » diffusée ce dimanche 30 octobre sur la radio Rfm en appelle à un moratoire ou l’arrêt immédiat de ces acquisitions.

« En 10 ans, 650 mille hectares ont été octroyés à 17 privés nationaux ou étrangers soit 17% des terres cultivables  », a fait savoir Amadou Kanouté, directeur exécutif de CICODEV, l’Institut pour la Citoyenneté, la consommation et le développement (!) en Afrique

Partant de ces chiffres, le pionnier du mouvement consumériste au Sénégal prévient que l’accaparement des terres ne peut plus continuer. « Il faut faire le point avec un moratoire immédiat, ou un arrêt de l’acquisition des terres à grande échelle  ». Sans quoi, l’on assistera toujours à ce qui s’est passé à Fanaye (deux personnes sont mortes lors d’une manifestation des populations contre l’octroi de terres à des privés Italiens), car "c’est une question de survie tout simplement."

L’accaparement des terres auquel on assiste au Sénégal n’est pas un phénomène isolé. Selon lui, cela résulte de "la mondialisation" avec la volonté des pays industrialisés d’assurer un contrôle sur l’alimentation, après celui exercé sur la technologie, les finances, etc.

« Ils veulent un contrôle sur nos réserves foncières, c’est pourquoi ces pays s’intéressent à nos terres afin d’exercer un contrôle alimentaire pour que tout le monde ait recours à eux  », fulmine Amadou Kanouté, par ailleurs membre de "Greenpeace" dont il est directeur exécutif pour l’Afrique.

Pour étayer ses propos, il évoque la hausse des demandes d’acquisitions de terres en Afrique. « Avant 2009, les demandes se chiffraient à 4 millions d’hectares par an mais après 2009, le chiffre est passé à 45 millions  », déclare M. Kanouté qui précise que « 70% des demandes concernent l’Afrique et que 21 % sont opérationnelles  ».

Et de conclure : «  Les gens viennent en Afrique pour assurer la sécurité alimentaire de leur population ; cela ne peut pas continuer ».

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