Comportement. Les Sénégalais face au travail et à l'argent
Une étude a été faite par Ministère de l'économie et des finances sur la prospective sénégalaise à l'horizon 2025. Elle analyse le rapport des Sénégalais au travail et leur comportement face à l'argent. Cette étude n'apprend rien aux toubabs qui ont bien souvent fait ce constat: loi du moindre effort, rechercher le profit facile, dépenser pour paraitre, ne pas investir ni économiser, etc... Ces comportements sont mis en avant comme cause du non développement du pays, avec d'autres comme la malgouvernace et la faible production de richesse inéquitablement répartie.
Les Sénégalais ne sont pas aveugles : il suffit de lire les commentaires de l'article pour voir qu'ils se connaissent bien. Et puis heureusement que ce n'est pas un toubab qui a écrit ça, sinon il aurait été traité de tous les noms.

-------------
Floraison de jours fériés, rapport difficile au travail, etc : ces facteurs qui bloquent le développement du Sénégal
Multitude de jours fériés, rapport difficile avec le travail, absence de la notion de temps, philosophie aux antipodes du bon comportement économique sont, entre autres, les facteurs listés comme constituant des freins au développement.
L’analyse rétrospective, qui a revisité les tendances antérieures de la société sénégalaise, a facilité la compréhension des facteurs dynamiques ayant mené le pays à la situation dans laquelle il se trouve, tout en renseignant sur la nature des véritables aspirations des populations en termes d’éducation, de santé, d’emploi, de sécurité alimentaire, de logement et d’infrastructures pour les 25 années à venir.
Ainsi, l’Etude prospective ‘Sénégal 2025’, selon Ousmane Ndoye de la Direction des stratégies de développement au ministère de l’Economie et des Finances, révèle certains facteurs culturels bloquants pour le développement. Il s’agit notamment d’attitudes des Sénégalais vis-à-vis du travail. Sa place dans l’échelle des valeurs des Sénégalais n’est pas des meilleures. Son dicton ‘l’argent ne se gagne pas à la sueur de son front, il se négocie’ en dit long sur leur penchant au gain facile.
Les nombreuses fêtes et jours fériés ne plaident pas aussi pour le développement économique du pays. Un pays où l’incivisme est la chose la mieux partagée. Où le service public ne jouit d’aucune considération des citoyens. Que dire de l’investissement ? Sinon qu’il semble être le cadet des soucis des Sénégalais. Leurs richesses sont surtout source de consommation et de prestige sur le plan social.
Le Sénégalais perd trop de temps, renseigne l’Etude prospective ‘Sénégal 2025’ là où l’Américain l’érige au rang des pourvoyeurs de richesses. ‘Time is money’ (le temps c’est de l’argent) dit-on au pays de l’oncle Sam.
Dans le même sillage, les résultats de l’analyse structurelle, qui a suivi cette investigation, ont permis de déceler les variables-clés devant jouer un rôle déterminant dans la construction du futur, à savoir : la dimension genre, la décentralisation, la politique fiscale, la dégradation des terres arables et la bonne gouvernance. Tout comme le coût des transactions économiques, le changement climatique, la modernisation de l’Etat. Entre autres variables-clés, le droit à l’information, le poids des religieux sur le fonctionnement de l’Etat et les innovations technologiques.
- Ajax's blog
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
Autres articles sur le même thème
- Gag. La Grèce est le "Sénégal" de l'Europe
- Grèves. Plus d'essence ni de kérosène
- Autoroute. Dakar>Ndiass>Mbour ouverte en 2014
- Budget 2012. Moi d'abord, les amis ensuite.
- Tabaski. Wade fait un cadeau avec l'argent des autres
- Biocarburants. Manger ou conduire, il faut choisir.
- Gag. Tous les moyens sont bons pour les Chinois
- Nouvelle taxe téléphonique. Pan dans la gueule.
- De l'or noir au Sénégal !
- Wikileaks. Karim voulait blanchir 2.300 milliards de Fcfa
Autre article
ÉTUDE RÉTROSPECTIVE DE LA SITUATION DU SÉNÉGAL : Pourquoi le Sénégal n'émerge pas
Le Populaire
Depuis plus de 30 ans, la gestion des affaires publiques ne s'est pas faite de manière démocratique. C'est du moins ce qui se dégage de l'étude présentée, hier, par la Direction des stratégies de développement (Dsd) qui planchait sur l'avenir du Sénégal pour les 25 prochaines années.
La Dsd relève une confiscation de la gouvernance étatique
Selon l'expert Ousmane Ndoye qui a présenté le document, «la gouvernance politique du pays, des affaires étatiques, a été confisquée par une élite urbaine». Selon M. Ndoye, cette confiscation est le fait d'une partie de la population, d'une minorité qui s'accapare de la gestion publique au détriment des populations rurales, même s'il y a, à travers le processus de décentralisation, une volonté affichée des autorités étatiques d'accroître la démocratisation du pouvoir.
Le pays ne produit pas assez de richesses
Cette étude a également révélé que le pays est frappé par une insuffisance de la production de richesses, laquelle difficulté est accentuée par une répartition inégale de ces dernières. À ce niveau également, il apparaît que «la faible production de richesses mal distribuées» est plus préjudiciable au monde rural.
«Il y a trop de fêtes au Sénégal»
Les experts du ministère de l'Économie et des Finances expliquent cette baisse «permanente» de la production de ressources par les difficultés qu'ont les Sénégalais à investir. Pour M. Ousmane Ndoye, il est établi que les Sénégalais n'ont pas la culture d'investir. D'ailleurs, relèvent les résultats de l'étude, pour le citoyen, «la richesse est toujours produite pour la consommation de prestige comme l'achat de belles villas, de belles voitures et jamais pour l'investissement». Pis, même les Sénégalais de l'extérieur qui participent à l'effort de production de richesses font des envois essentiellement destinés à la consommation, notamment dans des festivités. L'étude note à ce niveau qu'«il y a trop de fêtes au Sénégal».
Pertes de temps et argent "négocié"
En dehors des difficultés liées au déficit d'initiatives d'investissement, la vision que les Sénégalais ont du travail gêne le développement. « Xaalis ken duko ligeèy, dañu koy lijjanti (l'argent ne se gagne pas par le travail mais par des négociations)», ont l'habitude de soutenir les Sénégalais. De même, sur la gestion du temps, le document montre que «les populations pensent qu'elles ont toujours le temps et d'énormes pertes de temps sont enregistrées à cause de cette attitude qui impacte sur le développement». En plus de ces facteurs culturels de blocage d'une émergence économique, les Sénégalais ont des rapports inexplicables avec le service public, les biens publics auxquels ils ne donnent pas beaucoup d'importance, quelle que soit leur valeur, déplorent les experts.
Xaalis ken duko ligeèy, dañu koy lijjanti
Xaalis ken duko ligeèy, dañu koy lijjanti (l'argent ne se gagne pas par le travail mais par des négociations)
C'est vrai que le rapport à l'argent et à la création de richesses (au sens économique du terme) est assez paradoxal au pays de la Terranga. Je n'ai jamais vu un epuple aussi peu préoccupé par ses lendemains ...
J'ai tenté par mes moyens d'apporter une aide, certe modeste, autour de moi en encourageant des initiatives isolées. Aider des familles à créer une structure leur permettant de se créer un emploi viable. Soit micro crédit, soit micro dons ....
Beaucoup de mes efforts se sont révélées être des echecs cuisants ... peut importe, je renouvellerais l'expérience une dernière fois au cours de l'été 2010 car on se sait jamais ... peut être que la prochaine fois sera la bonne ...
Quelques anecdotes ...
En 2009, j'ai aidé un ami pêcheur à améliorer son business de vente de langoustes. Certes pour l'aider mais aussi pour avoir un fournisseur fiable. L'idée était de créer un centre de stockage et de grossissement de langoustes. Les acheter aux piroguiers quand le marché est au plus bas pendant l'hivernnage, acheter les plus petites pour les faire grossir pour disposer d'un stock important pendant la saison sèche et les vendre aux touristes présents. L'investissement de base était faible (15000 FCFA) et j'ai passé la première commande pour qu'il se fasse une trésorerie de départ, soit environ 70.000 FCFA de bénéfices sur cette commande). L'idée était d'acheter toutes les langoustes pour les stocker ... à 3000 FCFA le kg, cela faisait un bon stock dont le poids aurait doublé en qquelques mois grâce à Dame Nature. Revendu entre 10 et 15000 FCFA, cela aurait fait un joli pactole pour lancer une activité locale et perenne. Et bien toute la trésorerie a été bouffé en conneries diverses, notemment un téléphone portable neuf à 40000 FCFA .... Et sur ce mon ami qui vient me trouver pour financer un nouveau stock de bestioles ... devant mon refus, il me lance d'un ton désabusé ... "mais tu m'avais dit que ce serait toi qui payerais les langoustes ..." PAs grave, je vais recommencer avec un autre, ça marchera peut être !
En 2008, je me suis lancé dans l'élevage du mouton .. En réalité, j'avais acheté une brebis pour produire 1 ou 2 agneaux par an. Agneaux qui auraient servis de Tabaski pour mon gardien ... Fin 2009, la brebis est morte suite à une mise bas difficile, il me restait un jeune bélier. Ne souhaitant pas recommencer (franchement des moutons c'est très chiant), j'ai dit à mon gardien de prendre le bélier lui expliquant qu'il était à lui pour la tabaski 2010, je viens d'apprendre qu'il vient de le vendre 15000 FCFA à un voisin sénégalais pour acheter une télé ... Que se passera t'il fin 2010, à l'approche de la tabaski, il viendra pleurer pour que je lui finance un mouton parceque 60.000 FCFA c'est cher ...
Eté 2009, j'achète un lot de poussins à la coopérative, je les confie à un voisin pour qu'il les élèves et lui explique qu'il pourra les vendre aux touristes qui logent chez moi ... Amoul problème, toi tu es gentil ! LEs poulets ont bien poussé ... et qu'ils ont tous été bouffés par lui et sa famille pour le Korité ! PAs grave, je vais recommencer avec un autre, ça marchera peut être !
Eté 2008, j'arrive avec un stock important de graines de plantes aromatiques ... J'en plante pas mal dans mon potager. Je donne le reste à un ami jardinier pour qu'il les plante pour lui ... Ainsi sa femme pourra du basilic frais, de la ciboulette, du coriandre .... aux européens résidents du quartier et aux restaurants. A ce jour, les graines sont toujours dans les sachets. PAs grave, je vais recommencer avec un autre, ça marchera peut être !
Eté 2009, je passe un accord avec un borrom charette qui me livre du fumier. Je lui explique que je veux du compost végétal et de la corne de boeuf broyée. Je lui explique le système en long en large et en travers. Lui file une avance pour acheter à l'abattoir les cranes de zébus qui séchent au soleil, pour acheter une machette afin de réduire en purée les déchets végétaux, un pilon pour sa femme broie les cornes après les avoir grillées ... et un jour il me porte une charette de feuilles de manguiers et de paille séchée et une autre charettes de crane de zébus dont l'un était frais de la veille ... PAs grave, je vais recommencer avec un autre, ça marchera peut être !
Maintenant, il n'y a pas que du négatif ...
Je rends aussi hommage à certains qui s'en sortent très bien parcequ'ils ont compris que la vie était faite de sacrifices et non pas de palabres incessants ...
Pape Cissé, le carreleur de Ngaparou, qui est un bosseur né, sérieux, aimable.
Papae Mbjodji, le gérant de la banchisserie de Somone pour la qualité de son travail et son amabilité.
Ahmed, le menuisier métallique et ses mains en or ...
et tant d'autres ... certes ils travaillent, certes ils ne vont pas courir les gazelles, certes leurs habits ne sont pas du dernier chic, certes leur portable ne fait pas lecteur mp3, certes .... mais en tout cas, ils ont su mettre leur famille à l'abri du besoin et pour longtemps.
Voilà 3 exemples qui montre que le travail est une valeur sûre au Sénégal et partout dans le monde. Voilà 3 exemples qui je l'espère serviront d'exemples à tous leur compatriotes ! On peut rêver, je veux rêver .....
Apprend à pêcher
Un jour, un vieux routard m'a dit : "Un dicton affirme qu'Il vaut mieux apprendre à pêcher à quelqu'un plutôt que de lui donner continuellement du poisson. Ca c'est la généralité. Si tu donnes une canne à pêche à un Sénégalais, il s'empressera d'aller la revendre"... lol
Et le pire ....
c'est qu'en revendant la canne à pêche, il se fera enfler !!!!
A propos de l'argent facile
Un Reseau De Trafic De Cocaine Demantelé En Italie : 13 Sénégalais Dans Les Filets De La Police
Un vaste réseau de trafiquants de cocaïne a été démantelé en Italie mercredi 03 mars dernier. Une trentaine d'arrestations, dont celles de treize Sénégalais, ont été notées. Tout ce beau monde a été épinglé suite à une série de plaintes pour vols de portables. Une trentaine de personnes ont été arrêtées, dont treize Sénégalais, dans le cadre d'une opération déclenchée par la police italienne. Trois kilos de cocaïne et des dizaines de téléphones cellulaires dont la plupart ont été volés soit chez des voisins, soit dans des voitures, ont été saisis aux domiciles des personnes arrêtées. L'enquête qui a été coordonnée par la direction du District antimafia de Florence a permis de démanteler ce vaste réseau de trafic international de drogue... (...)
[Seneweb]
Je comprends cette attitude,
Je comprends cette attitude, je viens depuis plus de 30 ans au Sénégal, et je vois la situation se déteriorer inorexablement. En débarquant à l'aéroport, on a déjà un premier aperçu des arnaques en tout genre qui vous attendent dans ce pays, quel triste accueil et quelle triste image pour le touriste qui arrive, mais de cela les autorités n'ont que faire, trop préoccupée à préservée leurs avantages, acquis bien souvent de façon douteuse. Le principal problème c'est qu'on ne peut accorder de confiance à personne, sans crainte de se faire gruger tôt ou tard, car la patience des malfaiteurs en tout genre est à toute épreuve, je parle en connaissance de cause pour mettre fait agresser à plusieurs reprises à Dakar, oh heureusement qu'il y a des endroits plus accueillants au Sénégal, mais la méfiance est de mise à tout instant, ce qui fait qu'on arrive à ne plus accorder sa confiance à des gens qui pourraient la mériter.Dans ce pays très pratiquant on est droit de s'attendre à certaines qualités morales qui vont de paires avec la religion, la question se pose entre la foi véritable et le conditionnement et l'endoctrinement depuis le plus jeune âge, sinon comment expliquer cette distorsion entre l'avachissement des valeurs morales et cette ptrétendue "foi". Les plus hautes autorités donnent le mauvais exemple en dilapidant sans compter les ressources financières de ce pays, en étant corrompues et corrompant sans cesse, cela ne les empêche pas de courrir à Touba sans arrêt, quelle morale!!!!!