Délestages. Enfin une bonne idée !

La bonne idée ? Que les grosses entreprises qui ont besoin de beaucoup d'énergie s'alimentent à partir de leur propre centrale électrique. Cela soulagera d'autant le réseau de la Sénélec qui ne produit pas assez.
Une autre bonne idée ? Je suggère que le gouvernement lève officiellement l'interdiction de poser des panneaux solaires chez les particuliers... *
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Les grandes entreprises invitées à se doter des centrales électriques
Dakar, 26 mars (Communiqué de l'Agence de Presse Sénégalaise)
Le ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des PME Abdoulaye Baldé a appelé, samedi à Dakar, les grandes entreprises telles que la SOCOCIM et les ICS à participer à la résolution de la crise énergétique en se dotant de centrales électriques.
"Nous avons encouragé les entreprises à participer à trouver des solutions. C’est comme ça que j’ai encouragé de grandes entreprises comme les ICS, la SOCIM et d’autres entreprises qui sont dans le domaine des mines, à avoir leurs propres centrales", dit le ministre d’Etat Abdoulaye Baldé.
Il s’exprimait en marge de la cérémonie d’ouverture de l’assemblée générale et des assises annuelles du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) sur le thème "Quelle gouvernance pour une économie émergente ?".
"Ce qui fait que les ICS vont bientôt avoir leur propre centrale. Je dois bientôt inaugurer une centrale que l’entreprise Kirène a mis en place, qui a une grande capacité", a ajouté M. Baldé.
Il a relevé que la SOCOCIM s’est également déconnectée du réseau. Cela permettra, a-t-il souligné, de libérer un certain nombre de mégawatts qui serviront aux ménages et aux Petites et moyennes entreprises (PME).
Abdoulaye Baldé a reconnu les conséquences de la crise énergétique sur la politique de redéploiement industriel et la croissance des entreprises ces dernières années.
Le président du MEDS Mbagnick Diop a pour sa part indiqué que 2010 a été "une année difficile" pour les entreprises sénégalaises, du fait de la crise énergétique que connait le pays.
"Les délestages, les coupures intempestives de l’électricité ont lourdement handicapé notre appareil de production. L’économie sénégalaise a profondément souffert de l’insuffisance de l’offre d’énergie dans notre pays", a-t-il noté.
Selon M. Diop, si cette situation devait perdurer, elle anéantirait les investissements et nos efforts de développement".
Il a invité le gouvernement à trouver une solution définitive à la crise de l’énergie, estimant que "la persistance de cette crise compromettrait notre ambition de devenir un pays émergent dans le court terme".
"Le redressement de la situation énergétique du pays doit être érigé au rang de première priorité nationale", a répondu le ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des PME.
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Panneaux solaires
* Précision sur l'interdiction d'utilisation des panneaux solaires... d'après ce que je sais.
Jusqu'à présent, leur usage était interdit en vertu du monopole de la Sénélec (sauf si on est abonné à la Sénélec disent certains).
Aujourd'hui, théoriquement, chacun au Sénégal a le droit d’avoir recours à une installation en énergie solaire pour l’autoconsommation. Une installation qui n’est nullement soumise à une quelconque licence ou autorisation.
Enfin presque : une loi a été votée en 2010 mais c’est une loi d’orientation qui fixe un cadre, c’est-à-dire les grandes lignes. Elle doit être complétée par des décrets d’application qui ne sont pas encore sortis. Les décrets d’application doivent s’inspirer des conclusions d’une étude franco-allemande prévue en fin d’année.
Autrement dit, on pourra, mais on ne peut pas encore. Un flou artistique sur ce point comme sur tant d'autres au Sénégal.