Délestages. Un mieux probable en septembre

Le Sénégal va devoir passer à la caisse. Mettre fin au délestages en louant aux américains de quoi produire 150 mégaWatts d'ici septembre coûtera hors taxes environ 30 milliards de Fcfa pour 12 à 16 mois. Est-ce que la Sénélec en profitera pour faire ce qu'elle n'a pratiquement jamais fait, à savoir entretenir et remettre en état ses propres centrales ? On peut rêver. En tout cas, il ne suffit pas de louer des centrales, il faut aussi les alimenter en fuel, et là... c'est une autre histoire.

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Au Sénégal, le plan Takaal devra mettre fin aux délestages d'électricité

Par RFI

Un poste haute tension du réseau électrique de la société sénégalaise d'électricité, Sénélec.Le Sénégal, privé d’électricité en pleine saison sèche : les délestages sont devenus un problème permanent dans le pays. Pour tenter de redresser la situation à moins d’un an de l’élection présidentielle, les autorités ont décidé de mettre en place un «plan de restructuration et de relance du secteur de l’énergie», le plan Takaal. Un plan dont les premiers éléments concrets viennent d’être posés.

C’était le premier point prévu par le plan Takaal : déployer en urgence des capacités temporaires de production d’électricité pour offrir au réseau sénégalais 150 mégawatts. La mécanique est maintenant enclenchée : après un mois de discussions, un contrat a été signé jeudi 10 mars 2011 par la Sénélec -la société publique d’électricité-, l’Apix -l’agence chargée des grands travaux- et la société américaine APR Energy, qui a remporté le marché.

Le contrat de location et d’exploitation prévoit, dans les deux mois qui viennent, la production de 50 mégawatts depuis le site de Cap des biches.

APR Energy devra par la suite fournir 100 mégawatts supplémentaires depuis le site de Kounoune. La mise en service complète est prévue pour la fin du mois d’août, en plein hivernage, pic traditionnel de consommation.

C’est un engagement sur 16 mois qui a été signé pour la première tranche et de 12 mois pour la seconde. L’Etat sénégalais devra, d’après nos sources, régler pour cette prestation une somme de 46 millions 700 mille euros, hors taxe.

Une partie de l’opposition conteste la nécessité de louer ces équipements à fonds perdus. Les autorités pensent pour leur part qu’il faut alimenter le réseau pour permettre à la Sénélec de lancer les opérations de maintenance et de réhabilitation.

Délestage: c'était vrai

Je suis arrivé mi septembre au Sénégal et j'avoue que j'avais des craintes quant aux inconvénients des délestages et coupures d'eau permanents.

Hé bien non. Les délestages sont peu fréquents et assez courts, conformément à ce qui avait été annoncé dans l'article ci-dessus datant du mois de mars. Sur la Petite Côte en tout cas. Ouffff....

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