Gag. Les pandores apprennent à "présenter cohérent"

 

Fini les procès-verbaux ennuyeux ? Les "pandores", comme aime les appeler les journalistes sénégalais, ont bénéficié d'une formation indispensable à leur métier, à savoir apprendre à écrire des romans policiers. « Nous allons développer la structure narrative de leurs écrits, mettre leurs idées en place pour qu'ils puissent présenter cohérents ». C'est sûr: cette formation leur permettra d'occuper leur temps d'inactivité intelligemment dans les gendarmeries et commissariats. Ca leur donnera peut-être le goût d'écrire et de mener des enquêtes. Parce que je me souviens, après mon cambriolage de 2008, les gendarmes ont commencé par refuser de prendre ma plainte, puis ils n'ont mené aucune enquête .... Visiblement, ça les ennuyait de trouver le coupable qui pourtant était évident (lire). Si je peux me permettre, je suggère que les responsables formation organisent un stage pour leur apprendre à se bouger le cul.

Et pour les civils ? La réponse du responsable du stage est étonnante: « Si c'était un civil, il serait obligé de faire un stage dans les commissariats ou bien dans les brigades de recherches pour noter les mots qui sortent de la bouche des policiers ou gendarmes pour pouvoir écrire un roman policier ». J'y vais de ce pas avec mon petit carnet.

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ATELIER D'ECRITURE DE NOUVELLES POLICIÈRES : 30 gendarmes et 10 policiers formés

Source Lematindafrique.com - Mercredi 2 Mars 2011

La cérémonie officielle de lancement de l'atelier d'écriture de nouvelles policières s'est tenue hier, à la maison de la Culture Douta Seck. Cet atelier d'une durée de deux jours, a pour but d'initier 30 gendarmes et 10 policiers aux techniques d'écriture de roman policier.

« Apprendre aux gens à écrire est un acte de haute portée. L'écriture est notre quotidien avec les rapports liés à l'administration et plus particulièrement à celle de la justice. Cette formation nous permettra de renforcer nos connaissances et va ajouter une plus-value à notre expérience » a déclaré le représentant de la gendarmerie, le commandant Mamadou Sonar Ngom. C'était hier, lors de la cérémonie d'ouverture d'un atelier d'écriture de nouvelle policière. Le ministère de l'intérieur et le ministère des forces armées à travers le haut commandement de la gendarmerie et la direction générale de la police nationale ont lancé un appel à candidature pour que les agents de police judiciaire puissent bénéficier d'une formation en écriture dans le genre récit policier. En relation partenariale avec le département de Lettres de l'université de Dakar, cette formation se tient du 1er au 2 mars à la maison de la culture Douta Seck. 30 gendarmes et 10 policiers seront initiés aux techniques d'écriture du récit policier.

« Nous allons développer la structure narrative de leurs écrits, mettre leurs idées en place pour qu'ils puissent présenter cohérents [sic]» a renseigné Maïmouna Kane, Professeur à l'université Cheikh Anta Diop. Selon elle, la littérature policière est souvent méprisée, alors qu'elle est tout aussi noble que les autres types de littératures. « Lors de la journée internationale de l'écrivain africain, on a constaté une faiblesse du niveau de lecture dans notre pays. C'est pourquoi, on veut mettre en œuvre tous les axes pour que le niveau de lecture puisse être amélioré en passant par la maîtrise du besoin de lecture des populations et pour que nous puissions satisfaire ce besoin parce qu'il ne sert à rien de produire de la littérature qui n'intéresse pas les populations » a souligné M. Abou Mbow le Directeur du livre et de la lecture. Ainsi, pour rencontrer le goût des populations en matière de lecture à coté de la poésie et du théâtre, gendarmes et policiers ont été choisis parce qu'ils sont des acteurs de terrains en relation permanente avec le champ de la délinquance.

Egalement, la maîtrise du jargon policier et la maitrise de la psychologie du criminel est un atout pour eux. « Si c'était un civil, il serait obligé de faire un stage dans les commissariats ou bien dans les brigades de recherches pour noter les mots qui sortent de la bouche des policiers ou gendarmes pour pouvoir écrire un roman policier [encore sic]» a ajouté M. Mbow. Au terme de cette formation, le public sénégalais va avoir la satisfaction de lire des récits policiers qui seront des nouvelles produites par les gendarmes et les agents de police judiciaire. « Si les 40 participants produisent 40 bonnes nouvelles, nous allons choisir parmi les éditeurs du Sénégal, pour éditer les nouvelles produites » a notifié M. Mbow.
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