Le delta du Sine Saloum enfin classé par l'UNESCO

Le Sine Saloum qui vient d'être classé a un potentiel touristique énorme mais l'état s'en fout. Les routes d'accès sont épouventables et découragent les tour operators. Quant à la protection du site, elle est surtout gérée par Haidar El Ali (photo), écologiste actif au Sénégal, en particulier en Casamance et au Siné Saloum. Saluons cette récompense et levons notre chapeau à cet homme tenace et efficace qui se bat contre l'inertie et les coups bas. D'autres sites classés du Sénégal tombent en ruine comme Gorée et Saint Louis. D'ailleurs, il est question de retirer cette ville de la liste du patrimoine mondial vu sa dégradation. Espérons que la persévérance d'El Ali continuera à porter des fruits.
Ajax
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Le Delta du Saloum désormais Patrimoine mondial de l’UNESCO

Pour faire face à la forte pression humaine qui risque d’affluer dans cette zone, un plan de gestion a été mise en place par la direction du patrimoine.
«Ce plan de gestion est géré de manière traditionnelle et est extrêmement efficace. Ce sont les fans ["femmes" ?] qui ont l’exclusivité de l’exploitation des coquillages ce qui fait que c’est extrêmement normé. Parce que je pense que parfois il faut faire confiance à l’expertise locale» a confié le directeur du patrimoine, Hamady Bocoum. En outre, il a indiqué que «l’Etat du Sénégal déjà préserve ce site depuis très longtemps. Il y a un parc national là-bas, une aire maritime protégée et une réserve de la biosphère».
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Comment sauver le Sine Saloum ?
Sénégal: Delta du Saloum - Redynamiser l'activité touristique par l'aménagement des amas coquillers
Publication : AllAfrica - Source Agence de presse sénégalaise - 8 Juillet 2011
Dakar — L'aménagement des amas coquillers du Delta du Saloum, dans la région de Fatick (sud-ouest), peut contribuer au développement du tourisme culturel et écologique du pays, indique Ibrahima Thiaw, chef du laboratoire d'archéologie de l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN).
" Il existe des potentialités énormes pour un développement intégré du tourisme culturel et écologique dans le Delta du Saloum, [Tiens !] en particulier. Malheureusement, l'activité touristique au Sénégal est surtout orientée vers le balnéaire", a relevé M. Thiaw dans une publication intitulée : "L'archéologie préventive en Afrique : enjeux et perspectives".
Une vingtaine de chercheurs africains et européens ont participé à la rédaction de ce document identifiant les enjeux et abordant de nouvelles perspectives de l'archéologie africaine. La contribution d'Ibrahima Thiaw est titrée : "Développement touristique et mal-gestion des ressources culturelles archéologiques dans le Delta du Saloum".
Grâce à la forte densité des amas coquilliers qui s'articulent parfaitement avec les paysages de mangrove et de palmeraie, il serait possible d'aménager plus d'une dizaine de musées à Joal-Fadiouth, Palmarin, Niodior-Dionewar, Toubacouta, Missira - dans le Delta du Saloum - pour enrichir les activités offertes aux touristes, a dit M. Thiaw. Il a déploré ne voir réaliser aucune action dans ce sens.
"Pire encore, a-t-il regretté, le Delta du Saloum s'illustre par une destruction massive et rapide de son patrimoine archéologique."
Dans le Delta du Saloum, "les touristes s'ennuient au bout de deux ou trois jours", parce que ne peuvent être pratiquées que la ballade dans la mangrove, la pêche sportive et la visite des parcs.
"Aujourd'hui, a fait savoir le chercheur, beaucoup de pays surtout d'Europe et d'Amérique du Nord ont investi dans l'aménagement et l'intégration des sites archéologiques dans les parcours touristiques, pour générer de nouvelles formes d'emploi et de revenus."
En revanche, au Sénégal, il est difficile "de citer un seul exemple de ce genre", a-t-il signalé, ajoutant que des initiatives semblables à celles des pays déjà cités devraient apporter "un apport substantiel" dans le développement touristique.
Outre le Delta du Saloum, de nombreux sites du territoire sénégalais, comme la Basse Casamance (sud), pourraient être aménagés, en vue de redynamiser le tourisme.
Le Delta du Saloum vient d'être classé site culturel du Patrimoine mondial de l'humanité, lors de la 35ème session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, du 19 au 25 juin à Paris (France).