Sudatel. Le mystère et le scandale du 3e opérateur téléphonique
Ici c'est Sénégal. Quand il y a de l'argent quelque part, chacun se sert comme il veut.
La compagnie soudanaise Sudatel a acheté une licence de téléphonie au Sénégal (à Karim Wade devrais-je dire) en septembre 2007. Elle a payé 100 milliards de Fcfa pour concurrencer Tigo et Orange. C'est l'ARTP qui a choisi cette société mise à l'index aux USA sur la liste des sociétés qui aident le terrorisme et dont les avoirs ont été gelés. Elle aurait bien payé les 100 milliards, mais 20 milliards ont disparu mystérieusement car seulement 80 milliards sont arrivés dans les caisses de l'état. L'ancien directeur de l'ARTP (actuellement en prison) vient de lâcher une petite bombe: il a "pris" 376 millions pour lui et quelques collaborateurs et il a donné une "prime spéciale" à l'ANOCI de 96 millions dont on ne trouve pas trace dans la récente vérification comptable de cette agence dirigée par Wadinet. Bof, ceci n'est qu'une goutte d'eau par rapport aux 20 milliards manquant.
Et cette société Sudatel ? Avez vous vu quelque part une publicité pour ce mystérieux troisième opérateur ? Elle devait ouvrir ouvrir ses service en mai 2008. Aujourd'hui, rien. Enfin, presque rien. La société aurait lancé "Expresso" il y a un an. Vous connaissez ? Bizarre quand même qu'on lâche 100 milliards pour presque rien ! ...
-----------------
Licence Sudatel : Daniel Seck, en prison, l’Anoci encore éclaboussée
Daniel Goumbalo Seck, a été entendu ce mercredi par le juge d’instruction et placé sous mandat de dépôt. Il est reproché à l’ancien directeur de l’Agence de régulation des Télécommunications et des Postes (Artp) une prise illégale de 376 millions sur la vente de la licence de la compagnie Sudatel. Cet argent aurait été distribué aux six à sept agents que compte l’agence, ce qui représente un crime économique aux yeux de l’Inspection générale d’Etat.
Selon les éléments préliminaires de l’enquête, l’Anoci aurait aussi bénéficié des largesses de l’ancien directeur de l’Artp, à hauteur de 96 millions de francs Cfa, représentant ces "primes spéciales". La famille du prévenu déclare avoir rassemblé la somme de 136 millions de francs pour servir de caution et éviter la prison à M. Seck, mais elle n’a pas obtenu gain de cause. Les regards se tournent maintenant vers l’Anoci, dont les comptes ne portent aucune trace de ces 96 millions alloués par l’Artp en toute illégalité, selon l’IGE.
La licence Sudatel a été négociée et allouée par le fils du président de la République, Karim Wade et son ami et conseiller du président de la République, Thierno Ousmane Sy, fils de l’ancien ministre de l’Intérieur et ami du président Abdoulaye Wade. Selon le journaliste Barka Bâ, l’ancien directeur de l’Artp était un proche des deux hommes. De nombreux observateurs, parmi lesquels le directeur d’Aid Transparancy, Jacques Habib Sy, exigent que la Justice aille jusqu’au bout et interroge Karim Wade sur l’utilisation de ces fonds. « Son nom est cité dans trop d’affaires. A tort ou à raison d’ailleurs. Il faudrait alors que cette fois-ci, on laisse les juges en toute indépendance faire le travail. C’est ce que nous souhaitons », a déclaré M. Sy.
Quant à l'affaire Tigo/Millicom, le Sénégal fait profil bas et accumule bourdes et mensonges. En particulier, le journaliste américain affirme avoir demandé à rencontrer Karim avant la publication de l'article et jamais l'ambassade du Sénégal aux USA n'a répondu. Karim ne veut toujours pas rencontrer le journaliste se drapant dans la dignité d'un homme diffamé. Facile.
Le journaliste de Business insider dément Thierno Ousmane Sy : «Je ne me suis jamais excusé»
Le journaliste du magazine Business insider, qui a évoqué les conditions nébuleuses dans lesquelles le fils du président de la République et son Conseiller ont voulu soutirer à la société Sentel/Millicom 200 millions de dollars, nie formellement avoir présenté des excuses aux autorités sénégalaises. Selon le journaliste Delevingne, Thierno Ousmane Sy a raconté des contrevérités, en déclarant dans les médias que l’auteur de l’article a regretté avoir écrit des choses « méchantes » sur le Sénégal.
Selon le journaliste, il a été plutôt question d’une occasion offerte aux officiels sénégalais de s’expliquer, après que Karim Wade a déclaré que Business insider ne l’a pas joint pour avoir sa version des faits. M. Delevingne déclare avoir tenté plusieurs fois de saisir les autorités sénégalaises sur la question, à travers l’ambassade du Sénégal aux Usa, qui n’a jamais daigné donner suite à sa demande.
Business Insider persiste et pose des questions de fond auxquels ne veut pas répondre Karim Wade, qui a une nouvelle fois fermé sa porte au journaliste.
Le fils du président de la République n’explique toujours pas comment et pour quelles raisons précises le contrat de Millicom, valable pour encore dix années, a été résilié. Le journaliste ne s’explique toujours pas pourquoi il est réclamé 200 millions dollars à Millicom comme représentant la valeur actuelle de la licence, alors que la société a déjà payé à l’Etat du Sénégal 100 milles dollars, soit le prix de la licence en 1998.
- Ajax's blog
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
Pourquoi se priver ?
Voici les raisons de l'incarcération de l'ancien DG de l'ARTP.
Il a dépensé 1,6 milliard sans justification. Il faut le faire.
Et en plus, il déclare :’’C’est le président de la République qui m’avait confié le poste de directeur général de l’Artp, il a décidé de me démettre, je le remercie pour la confiance placée à ma personne’’. Ils sont beaux les hommes de confiance de Papydof.
---------------
SUITE DU RAPPORT DE L’IGE CONTRE L’ANCIEN DG DE l’ARTP
Daniel Goumalo Seck inculpé et placé sous mandat de dépôt (Nettali)
Mercredi 10 mars
NETTALI.NET - Daniel Goumalo Seck vient d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf. Cette inculpation fait suite à la publication du rapport de l’Ige sur la gestion de ce dernier, à son limogeage à la direction de l’ARTP et à la transmission du dossier au procureur de la république.
Le rapport de l’IGE qui pointait du doigt la gestion de l’ex directeur général de l’Agence de Régulation des télécommunications et des postes (ARTP) vient de connaître son épilogue. Daniel Goumalo vient en effet d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges Mahawa Sémou Diouf.
Il était reproché à l’ancien Directeur général de l’ARTP d’avoir effectué des dépenses non justifiées s’élevant à 1 milliard 600 millions de Fcfa. L’Ige qui avait remis son rapport au chef de l’État, avait ainsi demandé à ce que M. Seck soit limogé et traduit en justice. C’est ce qu’en tout cas ce que nous apprenaient en septembre 2009, nos confrères de La Gazette, dans une de leurs parutions.
Entendu ce matin par le doyen des juges, Daniel Goumalo Seck a finalement été inculpé et placé sous mandat de dépôt.
Pour rappel, Daniel Goumalo Seck à la suite de la publication du rapport de l’Ige avait été limogé par le chef de l’Etat, à l’issue du conseil des ministres tenu le jeudi 10 septembre. Il avait ainsi été remplacé par un cadre de la Rts, Ndongo Diao, ancien directeur commercial et ancien directeur des ressources humaines.
Daniel Goumalo Seck n’avait pas à l’époque voulu se prononcer sur le rapport de l’Ige indexant sa gestion. En tant que républicain, il avait estimé être soumis par l’obligation de réserve. Il avait toutefois tenu à remercier, en ces termes, le chef de l’État qui l’avait nommé à ce poste depuis 2005. ’’ C’est le président de la République qui m’avait confié le poste de directeur général de l’Artp, il a décidé de me démettre, je le remercie pour la confiance placée à ma personne’’.
petit joueur ...
Quand je pense que j'ai failli virer mon gardien car il se servait de mon congélo pour fabriquer et revendre de la glace à tout le voisinnage (35.000 FCFA de Sénélec alors que ma maison est vide) ... Non, mon gardien est vraiment un petit joueur ! Heureusement pour moi car finanlement , c'est le congélo qu'il aurait pu revendre :))))))
Expresso, Chinguitel, même combat !!!!
En Mauritanie, Sudatel a remporté aussi la 3eme license en proposant une somme colossale; bien au dessus d'Orange et d'une 3eme boite dont je ne me souviens plus. Chinguitel est né et le cousin du dictateur du moment, Ely Ould Mohamed Vall s'est retrouvé à sa tête. Bref encore une histoire de gros gros sous... et apres on nous dit "donnez pour les pauvres petits africains"... T.I.A. (This is Africa)
Sudatel. Encore 16 milliards disparus.
XIBAR.NET (Dakar, 30 Mars 2010)
Un nouveau scandale derrière la licence de Sudatel :16 milliards perdus entre Karim Wade et Thierno Ousmane Sy depuis plus d’un an
Après plus d’un an d’exploitation de sa licence, la société soudanaise est l’objet de bien des questions. Il y a d’abord, comme révélé par l’hebdomadaire La Gazette, qu’on a voulu cacher aux Sénégalais 16 milliards de francs Cfa, issus de l’achat de sa licence. La rondelette somme a disparu entre le fils du président, Karim, et le conseiller en Ntic de son père.
Les autorités avaient déclaré avoir vendu la licence à 80 milliards, or qu’elle a coûté 96 milliards de francs Cfa. Pourtant c’est le fils du président Wade, Karim, qui avait négocié la vente du sésame au soudanais ; ceci, en relation avec son ami Thierno Ousmane Sy, conseiller en Ntic du président de la République Wade.
Sont-ils les auteurs de la tentative de détournement des 16 milliards de francs Cfa déboursés par Sudatel ?
En tout cas, leur transaction soulève beaucoup de questions. Parmi celles-ci, que sont devenus les 80 milliards de francs Cfa déclarés, que le Trésor publique ne parvient pas à localiser, près de deux ans après leur décaissement ? De même il est à se demander si les négociateurs de la vente de la licence de Sudatel n’ont pas encaissé au-delà même des 96 milliards de francs Cfa ; ceci, au regard des avantages accordés à l’entreprise soudanaise, On lui a fait bénéficier de 150 milliards de nos francs d’exonérations et de défiscalisations ; soit près du double du montant déclaré de sa licence. Il s’y ajoute qu’elle est soustraite au Code des télécommunications et n’est pas régie par l’Agence de régulation des télécommunications et postes (Artp).
En somme, Sudatel a comme reçu, en avantages, le double du montant avec lequel elle a acheté sa licence. Ce qui suppose bien des connexions. Sudatel a-t-elle des partenaires hauts placés dans l’appareil d’État ? Si oui, s’agit-il de Karim et de Thierno Ousmane Sy, les deux protégés du président, qui avaient réclamé, en vain à Millicom 100 milliards, pour que sa filiale de téléphonie, Sentel, continue d’exploiter sa licence au Sénégal ? Ils doivent s’expliquer. Les Sénégalais doivent savoir. Il est vrai que ce n’est pas le président qui va les interpeller. Wade est trop faible devant son fils.
La Redaction
Mardi 30 Mars 2010
Source :
http://www.xibar.net
Sudatel: partage des pots de vin
Scandale Sudatel : la société off-shore appartient au fils de Wade, selon un journal soudanais
L’affaire a éclaté parce que la partie arabe réclame sa part de la transaction qui est de 10 millions de dollars américains, et a porté sa cause en Justice. Ce développement inattendu pourrait être lourd de conséquences pour Sudatel et pour la société Red Sea, puisque ces mouvements de fonds massifs pourraient être assimilables à des fuites de capitaux. Au Sénégal, aucune déclaration officielle n’a été faite sur cette affaire, qui éclabousse à nouveau le président Wade et son entourage, alors que des personnes soupçonnées d’avoir reçu des dividendes estimées à quelques dizaines de millions dans la même affaire avaient été jetées en prison.
2 milliards, 20 milliards, 100 milliards ...
Wade sourd devant les 20 milliards de Dubaï cherche à enterrer le dossier des 2 milliards de l’Artp
Si par ces temps qui courent le président Wade craint l’exploration d’un dossier, c’est bien celui de l’Agence nationale de régulation des télécommunications et postes. Son fils y ayant trempé et le dossier étant pendant devant la justice, il a décidé, purement et simplement de le classer, pour ne pas faire prendre à son Karim un risque judiciaire, qui pourrait en entraîner d’autres.
L’affaire de l’attribution de la troisième licence de téléphonie mobile à Sudatel est sur toutes les lèvres. Et, pour cause : d’abord, suite à sa vente, les responsables de l’Agence de régulation des télécommunications et postes (Artp) s’étaient partagé près de 2 milliards de francs Cfa, en toute illégalité. Ce qui avait amené Dame justice à placer son ancien directeur Daniel Goumalo Seck sous mandat de dépôt. Il versera une caution de plus de 100 millions, pour se voir libérer, en moins d’une semaine. Ses avocats réclameront par la suite que l’agent judicaire aille jusqu’au bout de ses poursuites, en entendant des magistrats et autres responsables, gradés militaires et universitaires impliqués dans le dossier. Mais, ils n’obtiendront pas gain de cause. Car, de sources certaines, le président a commis l’erreur de transmettre le dossier au Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Mais, s’étant rendu compte que l’affaire éclabousse son fils, Me Wade a décidé de l’étouffer.
Le dossier de l'Artp sera grignoté par les souris, s'il ne sera pas brûlé. Car, il implique le fils du président de la République, Karim Wade, à deux niveaux : Premièrement, quand la licence de Sudatel a été vendue à 100 milliards, en tant que président de le défunte Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (Anoci), Karim a été servi par l'Artp pour près d'un demi milliard. Ensuite, c'est dans le compte d'une société de Dubaï dénommée Red Sea, que les 20 milliards de commissions de la vente de la licence de Sudatel ont été versés. En somme, Karim est au cœur du scandale de l'Artp. C'est son implication qui sauvera tous ceux qui ont trempé dans ce brigandage économique. Car, c'est connu : le président de la République n’autorise aucune suspicion contre son fils, à plus forte raison une poursuite. Tant pis pour le contribuable sénégalais, pour dix-huit mois, au moins !