Tabaski. Tout pour paraitre

Les valeurs religieuses se perdent au profit du paraître, une pratique ostentatoire et ruineuse chez les Sénégalais. A la tabaski, il s'agit d'avoir un plus gros mouton que les voisins et de plus beaux boubous que tout le monde. Certaines familles s'endettent, quitte à ne pas bien manger pendant des mois ou sacrifier la scolarité des plus petits. Bien des toubabs savent qu'ils seront sollicités à cette occasion. Je me souviens qu'une bonne que j'avais renvoyé pour vol est revenue l'année suivante pour me demander de lui payer son boubou. Sans aucune honte. Certains volent des moutons et certaines se prostituent pour s'offrir de quoi éblouir voisins et amis. Pour la korité, c'est pareil. Pour les mariages, les baptêmes, c'est pareil. Et Dieu dans tout ça ? Il faut bien avouer que chez nous aussi, Noël est devenu plus la fête des enfants et de la grande bouffe que l'anniversaire religieux de l'enfant Jésus.

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Source Bitimrew.net

TABASKI : Des filles se prostituent ou volent pour acheter «cheveux naturels», «cheveux brésiliens» et des tissus chers

Allez vers les Almadies ou bien vers le Port de Dakar, vous verrez les filles défiler avec des hommes dans les auberges. La nuit, elles prennent d’assaut les boîtes de nuit. Ce sont des femmes pauvres qui n’ont pas de quoi se payer une robe à 7.000 FCfa, qui veulent porter le jour de la Tabaski des greffages qui coutent 200.000 à 250.000 FCfa. Dans le marché, les «Cheveux naturels» et les «Cheveux brésiliens » coûtent au bas prix 150.000 FCfa. Les parents ont fui leur responsabilité.  Ce qui se passe dans notre société est extrêmement grave. Des filles se sont converties en de véritables prostituées pour se faire belle le jour de la Tabaski. A Dakar, toutes les auberges sont remplies vers 17 heures.

Nous avons interrogé des prostituées professionnelles qui nous ont dit qu’en période de fête, ce sont les prostituées clandestines qui envahissent le marché. «Elles nous prennent tout. Ce sont en général des femmes qui vivent dans des maisons qui n’ont pas de carnet de santé et qui nous volent nos clients. Elles se prostituent uniquement pour avoir de quoi acheter des habits» nous a confié une prostituée qui soutient que «ces femmes sont dangereuses car elles se prostituent sans carnets sanitaires. Elles sont donc porteuses de maladies». «Elles se font sauter pour moins de 5.000 FCf. Et elles couchent avec 4 à 6 personnes par jour » révèle-t-elle.

Par ailleurs, aux marchés HLM, des femmes sont arrêtées pour vol. Elles passent devant les étalages pour voler n’importe quel type de produit dans le marché pour les revendre. Chaque jour, des dames respectables sont arrêtées pour vol puis conduite à la Police.

[Xibar]

Une loi pour modérer les dépenses de festivités familiales ?

REVELATION DU MINISTRE DE LA FAMILLE : Réajustement de la loi sur le gaspillage en perspective

Wed Nov 17 04:55:00 2010  - Walf Grand Place - O. BALDE

La propension dispendieuse des Sénégalais lors des cérémonies familiales a été décriée hier par les députés lors de l'examen du projet de budget du ministère de la Famille, des Organisations féminines et de la Protection de l'enfance. Il est regrettable selon les parlementaires que les femmes, réputées être de grandes actrices du développement, ont également une propension à dépenser sans modération leurs économies.
REVELATION DU MINISTRE DE LA FAMILLE : Réajustement de la loi sur le gaspillage en perspective
À cet effet, la ministre Ndèye Khady Diop a informé que des perspectives de réajustement de la loi sur le gaspillage dans les cérémonies familiales pour son application effective. D'où son invite aux députés, aux leaders d'opinion et les hommes politiques à l'accompagner dans son initiative. «Pour leur part, les femmes suffisamment conscientisées sur le phénomène ont, lors de la dernière édition de la Quinzaine de la femme, préparé un mémorandum dans lequel est inscrit une forte recommandation contre le gaspillage », renseigne Ndèye Khady Diop. Elle a appelé également les femmes parlementaires et ministres à donner l'exemple aux Sénégalaises.

Sur le registre des perspectives, la ministre de la Famille renseigne qu'une «attention particulière est accordé à l'élaboration de la loi d'orientation familiale qui est l'un des grands textes que le ministère compte faire adopter en 2011»

Sur le plan de la formation, Ndeye Khady Diop soutient que déjà 960 femmes issues des organisations féminines de la région de Dakar l'ont été. En outre, un fonds de roulement de 50.000 francs Cfa leur a été accordé afin qu'elles puissent démarrer leurs activités. Il est envisagé, selon la ministre, la mise en place d'un dispositif de suivi pour apporter éventuellement des correctifs, et organiser des visites d'expérience entre les groupements féminins.

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