Tarif téléphonique. Google Voice écrase Skype

Google Voice, un concurrent très sérieux de Skype en téléphonie sur IP vient d'arriver en France après un an de fonctionnement aux USA. J'ai eu la chance d'être parmi les premiers invités à bénéficier de cette mouture qui ne dispose pas encore de toutes les fonctions US mais qui est parfaitement opérationnelle. L'intérêt ? Des appels vers les fixes et les mobiles sénégalais à des tarifs jamais vus.
ANCIENS TARIFS
Sénégal - Mobiles Orange Sonatel : 0,19 € (TVA 19,6 % en sus)
Sénégal - Autres mobile : 0,22 €
Sénégal - Téléphones fixes : 0,14 € ht, soit 110 Fcfa TTC la minute.
[MISE A JOUR TARIFS 2012:
Sénégal - Mobiles Orange Sonatel : 0,32 € TTC la minute
Sénégal - Autres mobile : 0,31 € TTC
Sénégal - Téléphones fixes : 0,31 € TTC.
Ces tarifs ont beaucoup augmenté à cause de la nouvelle taxe Wade sur les apples entrants.
La plupart des informations contenues dans cet article sont à revoir]
Téléphoner avec Skype vers un téléphone sénégalais coûte le double... 0,36 € la minute TTC (fixe ou mobile) plus taxe de connexion de 0,091 €
Si vous êtes au Sénégal et que vous appellez un fixe en France, le tarif est de 0,02 €/mn soit 14 Fcfa/mn. Qui dit mieux ? Oui... Skype est gratuit, mais seulement si les interlocuteurs sont en même temps sur internet devant leur ordinateur avec Skype en route...
Je viens d'essayer: le son est clair, sans écho, bien meilleur qu'en passant par un téléphone "normal" et le tarif respecté, sans surtaxe à l'appel comme avec Skype. Je dois avouer que le son Skype me parait encore plus clair.
Comment faire pour en bénéficier ? Etre détenteur d'un compte Google Gmail, car c'est à partir de Gmail que cette fonction est opérationnelle, et... attendre que la fonction vous soit proposée. Il faut ensuite accepter l'inscription, payer un crédit de 10 € HT, puis téléphoner... 
Google Voice pour votre mobile n'est pas encore fonctionnel. Il est probable que les opérateurs français vont bloquer ce logiciel qui va leur enlever la manne des appels vers l'étranger (1,5 à 2 € la minute en moyenne). Encore que... Skype fonctionne chez moi avec SFR (en Wifi), même si officiellement ce n'est pas vraiment autorisé.
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Le téléphone vers le Sénégal va augmenter (2e tentative)
Est-ce que les coups de téléphone passés par les box internet ou par Skype (téléphonie) vont être taxés ? Je ne sais pas.
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Hausse des tarifs téléphoniques à destination du Sénégal
Le président Abdoulaye Wade a décidé de taxer les appels téléphoniques internationaux. Le projet a été présenté et discuté ce mercredi 10 août lors d’un conseil présidentiel, auquel plusieurs partenaires sociaux ont participé. La surtaxe devrait permettre de renflouer en partie le plan de restructuration et de relance du secteur de l'énergie, le plan Takaal.
L’objectif du projet est d’abord de contrôler les appels internationaux intrants. Selon un cadre de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), ce projet permet de « lutter contre les fraudes des prestataires non titulaires d’une licence ».
Ensuite, le Sénégal voudrait surtaxer les appels intrants et utiliser ses bénéfices, estimés à 60 milliards de F Cfa par an, pour constituer un fonds lequel permettrait de financer plusieurs projets notamment le plan Takaal, dans le secteur de l’énergie.
Mais à peine annoncé, le projet de surtaxe téléphonique suscite de fortes réticences au sein de la Sonatel, le principal opérateur du pays. Les travailleurs craignent que cette mesure n’entraîne une baisse de la consommation.
« Ce qui pose problème c’est le principe d’augmenter [les tarifs, NDLR] » s’insurge Mamadou Aïdara Diop, le coordonnateur de l’intersyndicale de la Sonatel. « La hausse va se répercuter sur le trafic international intrant : les gens vont s’ajuster en diminuant le budget de téléphone, c’est donc le chiffre d’affaires de Sonatel qui va être impacté » s’inquiète le syndicaliste. Il y aura une chute de nos revenus provenant du trafic international, or c’est un des aspects qui conforte les résultats de Sonatel, poursuit-il Donc à moyen terme, cela va réduire nos résultats, nos capacités d’investissements, et à moyen terme, peut être une réduction de nos effectifs ».
Pour protéger les intérêts de leur entreprise, les travailleurs affirment être déterminés à empêcher que le décret sur les appels internationaux soit adopté sous cette forme.
Le gouvernement a pour sa part annoncé qu’il convoquera une autre réunion avec les partenaires sociaux pour préciser la répartition des fonds collectés à partir de cette taxe.
Un projet similaire avait déjà été appliqué en juin 2010 et avait provoqué la colère des travailleurs de la Sonatel, le principal opérateur de téléphonie, qui avait constaté une baisse de ses bénéfices.
France Télécom est l'actionnaire majoritaire (42%) de la Sonatel. Le président Abdoulaye Wade a annoncé plusieurs fois qu'il voulait renationaliser l'entreprise.
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À consulter :
L'État aux sociétés de téléphonie : « Augmentez la taxe sur les appels entrants, je veux financer le plan Takaal».
Article - blog Sénégal Medias 2/4/2011.
Wade obligé d'augmenter le téléphone ?
A la suite d’une interpellation de Mademba Sock lors du conseil présidentiel annonçant la volonté de l’Etat de remettre dans le circuit le décret instaurant un contrôle des appels entrants, le Président Wade a révélé que Global Voice menaçait de traduire l’Etat devant les tribunaux pour rentrer dans ses fonds, conformément aux termes du « partenariat » les liant. Ceci explique-t-il cela ?
Le moins que l’on puisse dire est que l’affaire dite des appels entrants est une vraie nébuleuse. L’As a appris de sources autorisées que le président de la République a révélé que Global Voice, chargé de l’exécution du contrôle des appels entrants, a menacé l’Etat de poursuites devant les tribunaux. C’était lors du conseil présidentiel sur le contrôle des appels entrants, dont le contenu a été largement détaillé dans ces colonnes. En effet, tout le long de son discours, Me Wade a évoqué le chiffre de 10 milliards de Fcfa comme représentant les fonds récoltés durant les quelques mois d’application du décret instaurant un contrôle des appels entrants. Prenant la parole, Mademba Sock a demandé à connaître la part de Global Voice dans ce pactole, d’autant que selon ses informations, l’Etat et Global Voice avaient signé un contrat qui accordait 49% des fonds au privé et 51% à l’Etat. Interpellé par Sock, le chef de l’Etat a retourné la question au Directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) qui a juré qu’aucun fonds n’a été remis à Global Voice et qu’il s’est tout simplement agi d’une déclaration. C’est pour le conforter que Me Wade a révélé que Global Voice menace de les traduire devant les tribunaux pour rentrer dans ses fonds.
Des déclarations qui corsent la nébuleuse qui entoure les termes du contrat liant l’Etat à Global Voice. Le fait que Global Voice menace de porter l’affaire en Justice, comme l’a soutenu le Président, veut dire que l’Etat avait pris auprès du privé des engagements qu’il n’a pas respectés. Est-ce pour éviter cette issue que l’Etat a décidé de revenir sur la suspension du décret à la suite du rejet du contrat par l’Autorité de régulation des marchés publics ?
Dans tous les cas, il faut dire que le gouvernement a longtemps manœuvré avant de rendre public sa décision de remettre dans le circuit le décret instaurant le contrôle des appels entrants. En mars déjà, le ministre d’Etat directeur de cabinet de Wade, Habib Sy avait reçu les syndicalistes de Sonatel en présence de Serigne Mbacké Ndiaye, pour faire l’annonce et leur expliquer la « nouvelle répartition ». Une rencontre facilitée par Mbackiou Faye qui entretient une vieille relation avec Aidara Diop, la tête de file du syndicat. Néanmoins, les syndicalistes étaient restés sur leur position, confortés par le Conseil d’administration de Sonatel ainsi que le Président directeur général, Cheikh Tidiane Mbaye. Il est fort à craindre que si le décret est signé, ce dernier démissionne purement et simplement de ses fonctions de président du Conseil d’administration de Senelec. Déjà qu’il n’occupe pas le bureau mis à sa disposition. Quant aux syndicalistes, ils sont plus que jamais déterminés. D’ailleurs, une réunion du bureau a été convoquée aujourd’hui pour élaborer un plan d’action. C’est dire qu’à Sonatel, l’heure est à la radicalisation.
Cheikh Mbacké GUISSE