Voitures de + de 5 ans: un expert en conneries donne son avis

Un tissus de bêtises. Voilà comment on peut résumer l'intervention d'un toubab prétendument spécialiste du marché automobile sénégalais. Que dit-il ? Que l'interdiction d'importation des voitures de plus de cinq ans est une bonne chose puisqu'on est passé de 2.000 à 6.000 véhicules nouveaux par an. Chapeau ! C'est le nombre de voitures neuves vendues chaque jour en France (2008) !...

Quand on voit ce que cette loi imbécile a provoqué, on se pose des questions sur la perspicacité de M. de Villar. Le parc auto sénégalais est devenu une poubelle avec de vieilles voitures-cercueil bricolées et rafistolées pour durer. Qui a les moyens aujourd'hui de s'acheter une voiture ? Le prix des épaves roulantes a même grimpé depuis cette loi. La dangerosité des véhicules hors d'usage s'ajoute à la conduite assez spéciale des Sénégalais ce qui a augmenté les accidents depuis quelques années.

De plus, M. de Villar se fait le chantre du leasing au Sénégal, ce qui est évidemment LA bonne solution pour que chaque Sénégalais possède enfin une voiture ! Mort de rire. En réalité, on voit bien quelle classe sociale et quelles entreprises le gouvernement favorise avec cette loi inique. Avec de vrais contrôles techniques, les voitures européennes de cinq ans sont comme neuves au Sénégal. Plutôt que d'interdire les importations Monsieur le Président, faites faire de vrais contrôles techniques sur les voitures d'occasion importées. Il faudrait contrôler aussi celles qui circulent, mais là, bonjour les dégâts !...

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La réglementation du marché de l’automobile a favorisé son expansion, selon un spécialiste


Dakar, 20 oct (APS) – Les restrictions sur les importations de véhicules au Sénégal ont entraîné une croissance sans précédent du secteur de l’automobile, dont le marché est passé de 2000 à 6000 voitures, a révélé, mardi à Dakar, le directeur général de Alios Finance Sénégal, Jérôme De Villar.

‘’La réglementation a permis de favoriser le développement du secteur de l’automobile au Sénégal à travers notamment l’interdiction d’importer des voitures de plus de cinq ans et des gros porteurs de plus de dix ans. Ce qui a fait passer de 2000 à 6000 le marché automobile du pays’’, a-t-il fait savoir.

De Villar, responsable au Sénégal de Alios Finance, s’exprimait au cours d’un atelier sur le ‘’Crédit-bail comme opportunité d’investissement pour les PME’’. La rencontre est organisée en marge de la troisième édition du Salon de la finance et de l’investissement, ouvert le même jour à Dakar.

‘’Le Sénégal a joué un rôle de précurseur dans le domaine de la réglementation. C’est quelque chose d’extrêmement positif. Le développement du crédit-bail ne peut se faire que si les autorités mettent en place un cadre réglementaire propice’’, a-t-il souligné.

‘’Le secteur de l’automobile, a-t-il ajouté, représente une masse importante des activités de leasing en Afrique de l’Ouest, mais il est souvent confronté à un problème de réglementations’’.

Il ainsi cité le cas de la Côte d’ivoire, qui a un potentiel trois fois plus grand que le Sénégal. Mais le marché ivoirien ‘’souffre d’un manque de réglementation’’, la plupart des importations de véhicules se faisant de ‘’manière informelle’’.

Selon lui, ‘’le leasing a ceci de particulier qu’on peut en faire ce qu’on veut. On peut l’adapter à un tout contexte fiscal. Mais son développement ne pourra se faire si la réglementation n’est pas appliquée’’.

‘’Au Sénégal, a-t-il ainsi déploré, nous avons une réglementation bien élaborée, mais elle n’est pas souvent appliquée, tandis que la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) constitue un frein à la croissance du crédit-bail’’. ‘’Si les sociétés de leasing parvenaient à récupérer la TVA, ce serait un pas vers l’expansion du secteur’’, a-t-il estimé.

Jérôme De Villar a par ailleurs exhorté les sociétés de leasing à ‘’innover et à entrer en partenariat en vue d’intervenir sur tous les types de marché pour répondre aux besoins d’un certain nombre de clients’’.

‘’Les investissements massifs, a-t-il affirmé, ne peuvent pas se faire sans cela. Si le réseau n’existe pas, il n’aura pas de développement. Le partenariat avec les fournisseurs encourage une politique d’expansion qui permet à la PME de s’exporter’’.

‘’Il n’existe pas une fatalité en Afrique. Le crédit-bail peut s’y développer. En Tunisie, 87 pour cent des clients paient à temps les créances. On peut travailler sur le continent avec les PME avec un taux de couverture acceptable’’, a pour sa part dit le responsable au Sénégal du Programme crédit-bail de la Société financière internationale (SFI)

Riad Naouar a ainsi invité les sociétés de leasing à ‘’innover’’, estimant le développement du crédit-bail va permettre de diversifier les offres sur le marché financier.

Plus de 5 ans. Les douaniers escrocs.

Cette interdiction d'importer des voitures de plus de cinq ans fait la fortune... des douaniers qui sont chargés de surveiller les frontières. En effet, ils serait nombreux à faire du trafic en contournant la loi. Ils deviennent mandataires en importation et se font faire de fausses cartes grises. Voici un exemple tout récent.

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TRAFIC DE CARTE GRISE La Dic défère deux douaniers au Parquet


Article Par Mamadou SECK,

Lobservateur.sn - Paru le Mardi 20 Oct 2009


Il faut avoir de solides relations dans le corps des douaniers et des transitaires pour pouvoir rouler dans les rues de Dakar avec une voiture importée qui a plus de cinq ans. Ce qui est un délit. Deux douaniers, dont l’un est à la retraite, viennent d’être déférés par la Dic pour trafic de carte grise. Un deal découvert par le Groupe d’investigation et de recherches (Gir) de la Douane basé à Thiès.

La Division des investigations criminelles (Dic) vient de déférer au Parquet deux douaniers dont l’un est parti à la retraite. Ils ont été mis à la disposition du Procureur de la République en même temps que leurs trois protagonistes. Tout est parti d’un trafic de carte grise piloté par les douaniers A.K et M.D sur une voiture âgée de plus de cinq ans pour le compte d’un client. Après avoir confectionné de faux documents, ils réussissent à sortir le véhicule des filets de leurs collègues au niveau du Port de Dakar. Mais, c’était sans compter avec leurs collègues du Groupe d’investigation et de recherches (Gir) établi à Thiès. Lesquels ont réussi, dans le cadre de leurs patrouilles, à immobiliser la voiture mise en circulation d’une manière frauduleuse par leurs collègues. Mais, les choses ne s’arrêtent pas là. Car, la voiture a été mise en fourrière avant d’alerter la hiérarchie. Interpellé sur les conditions dans lesquelles il a réussi à mettre en circulation le véhicule, le propriétaire lâche le nom de ses complices douaniers et transitaires. Après un rapport transmis à l’autorité, le Parquet a été saisi d’une plainte. C’était en 2008. Une requête que le Procureur de la République a transmise la semaine dernière à la Dic. Du coup, les douaniers et leurs complices ont été auditionnés par les limiers avant d’être déférés, hier, devant le Parquet. Des sources judiciaires renseignent «que A.K et M.D ainsi que leurs complices ont été remis en liberté provisoire après leur face-à-face avec le Procureur de la République». Toutefois, des transitaires ayant requis, l’anonymat, constatent que «le métier de transitaire est maintenant ouvert à tout le monde». «Toutes les personnes impliquées dans des histoires de trafic de carte grise sont, pour la plupart, des douaniers partis à la retraite et qui se sont convertis en transitaires. Le directeur général de la Douane doit veiller sur les douaniers qui se convertissent en transitaires. Sans oublier les dames analphabètes qui ont également intégré le secteur. Il faut mettre sur pied un Ordre des transitaires comme l’ont fait les architectes et les avocats», tempêtent des transitaires. Ces derniers avancent que «les cas de trafic de carte grise sont fréquents. Il y en a beaucoup. Peut-être que ceux-ci sont malchanceux».

Epaves roulantes...

"Le prix des épaves roulantes a même grimpé depuis cette loi" Je confirme. Début 2008, après une semaine de recherches intensives à temps plein dans presque tous les "garages" de Dakar; j'avais été effaré du prix des véhicules d'occasion. Après d'intenses et dures négociations, j'ai acheté une "respectable" 505 Pigeot de 22 ans d'âge aux prix non moins respectable de 2 500 000 cfa... auxquels il a fallu ajouter les frais de carte grise, menus réparations d'urgence pour ne pas se faire tacler (une seconde fois) au "contrôle technique" lors du changement de carte grise. La voiture consommait presqu'autant d'huile que de gas oil, mais aussi les divers autres liquides (refroidissement, freins et "direction assistée". Bon, pour 3 mois, je me suis fait violence. Et j'ai réussi à la revendre plus cher en Province,avec bénéfice donc, vu que les gens de Kaolack, par exemple, n'ont pas forcément le moyens apparents d'aller passer une semaine sur Dakar pour rechercher la perle rare dans un plus grand choix. Les "poubelles semi potables" sont encore plus chères en dehors de Dakar, parce que plus rares. Comme disait ma grand mère: "un cheval borgne, c'est rare. Tout ce qui est rare est cher; donc un cheval borgne est cher." Dire qu'en Europe,pour cette vénérable 505, j'aurai été obligé de payer des frais pour que la casse condescende à me la prendre pour la détruire.

Scandalisé, je suis.

Il est vrai que le parc automobile sénégalais est catastrohique et cette décision d'interdire l'importation (ou l'exportation) des véhicules de plus de cinq ans est vraiment scandaleux et relève de décisions d'hommes politiques incompètants. A qui profite cette décision? Surement pas au peuple sénégalais ni aux concessionnaires car se même peuple n'a pas les moyens d'acheter un véhicule de moins de cinq ans. Pendant de temps là, en France, notre "bien aimé président" (Chacun sa croix), distribuait des primes de 100O euros pour envoyer des véhicules quasi neufs (par rapports à ceux du Sénégal) à la casse. J'en ai vu des mille et des cent, en très bon état de marche, ayant moins de 10 ans pour la plupart, voir moins de 5 ans pour certains. Pourquoi ne pas pouvoir en faire bénéficier le Sénégal? A cause de cette loi sénégalaise imbécile. Le comble de l'ironie est que cela a assécher le marché des véhicules d'occasion en France et que beaucoup de casseurs sont saturés pour plusieurs années. Et après cela, on nous serinera des discours sur l'entraide des peuples, sur l'aide des pays riches envers les pays émergeants (comme ils disent pour ce donner bonne conscience). Tout cela n'est que du vent car pendant leur beaux discours, nous ne cessont de battre des records dans le gaspillage. Oui! je suis scandalisé par le gaspillage des pays riches, toutes ces choses que nous jetons et qui pourraient faire le bonheur des moins riches, mais comment faire? Si de l'autre côté on fait des lois imbéciles qui empêcheent d'en bénéficier. Comment croire un président (sénégalais) quand il parle de faire le bonheur de son peuple? Car j'ose espérer qu'il a été élu au moins pour cela. Mais non, il (et son gouvernement) font des lois contre le peuple. Moi qui vait souvent au Sénégal, qui aime beaucoup ce pays et ses habitants, je suis attristé de voir les conditions de vie de la majorité des gens et de voir les gaspillages des Français. Quel gachis!
Un français amoureux du Sénégal, pays de la teranga.

Expert en conneries, je

Expert en conneries, je trouve la formule assez bien trouvée. Comment peut on sortir des bêtises pareilles et nier à ce point la réalité que l'on voit tous les jours sur les routes. Avec cette loi, la moindre poubelle vaut une fortune. Le Sénégal est le  pays d'Afrique de l'ouest où le parc auto est en aussi mauvais état ...

Je suppose que ce monsieur roule dans un gros 4X4 de fonction, flambant neuf, alors évidement on ne voit pas les choses de la même manière ...

"Développer le crédit bail ", bien sûr endettons les gens, cela a si bien fonctionné chez nous !!!!

voitures de plus de 5 ans

Bjr a toutes et a tous


 


Quand est il de l usine Tata qui  devait  construire des 


voitures  a prix tres interessant ?


Peu etre que l autre c.. qui trouve que  le parc automobile du


Senagal est  bien a des interets chez Tata.... 

Dacia Logan et Sandero

En attendant la Tata Nano, il y a déjà les Dacia Logan et Sandero.

le président, son petit-fils, le véhicule volé et interpol

Le Président, son petit-fils (et Garde du Corps), le véhicule (de moins de 5 ans) volé, et interpol :

mardi 16 février 2010

Le garde du corps et non moins petit-fils du président de la République, Lamine Faye, a été épinglé par la douane et la police sénégalaises dans une affaire de Porsche Cayenne volée en Europe qu’il a achetée. Pour avoir accroché une fausse plaque d’immatriculation au véhicule qui séjourne actuellement dans la cour de l’Ecole nationale des douanes, M. Faye devrait (normalement) être poursuivi pour les délits de recel et fraude en douane.

Le garde du corps du président de la République, Lamine Faye, est mouillé dans une affaire de voiture volée. Il a, en effet, acheté une Porsche Cayenne noire, volée il y a plus d’un an en France. Le véhicule qui était mis en circulation a été saisi par les « soldats de l’économie » et immobilisé dans la cour de l’école nationale des Douanes, depuis le samedi 23 janvier 2010. Les agents ont d’ailleurs fini d’établir le vol, après enquête. Trois jours auparavant, plus exactement le mercredi 20 janvier dernier, la Porsche-Cayenne, alors conduite par la deuxième épouse de Lamine Faye, avait été arrêtée par des agents de la circulation à hauteur de La Provençale, restaurant situé sur l’Avenue Cheikh Anta Diop, en face de l’hôpital Fann. La femme s’est tirée d’affaire en brandissant des papiers qui établissaient une relation de la voiture de luxe avec la présidence de la République. Ce qui l’a sauvée de justesse.

Mais, le jeune frère de la dame va, lui, rester entre les mailles du filet de la douane qui, de bonnes sources, a été mise sur cette piste par Interpol. Ces sources ajoutent que le véhicule en question, disparu depuis il y a plus d’une année en France, avait été recherché par la police internationale. Elle sera finalement signalée au Sénégal où un proche du Chef de l’Etat, en l’occurrence Lamine Faye, l’a achetée. Après leur fructueuse opération, la douane a mis à la disposition de la Police judiciaire l’homme (le beau frère de Lamine Faye) trouvé au volant du bolide. Les limiers, à leur tour, ont interrogé et retenu le garçon dans leurs locaux. Il n’y séjournera que quarante huit heures avant que des interventions ne le remettent en liberté. Plus grave dans cette affaire, la voiture qui n’est pas connue des fichiers de la douane sénégalaise a été mise en circulation grâce à une plaque d’immatriculation traficotée. En effet, le numéro Dk 1837 AF d’une Peugeot (205) hors d’usage y a été plaqué. Le nouveau Directeur des douanes, Mouhamadou Makhtar Cissé, sans doute n’ayant pas eu vent de tous les dessous de l’histoire a, dans un premier temps, voulu restituer la voiture à Lamine Faye. Il se rendra compte, par la suite, que le vol, le recel et la fraude douanière ont été établis par ses agents. Du coup, il se rétracte. Aujourd’hui, ce qui demeure incompréhensible c’est que les fautifs ne soient pas inquiétés. On aurait été dans un pays autre que le Sénégal, l’acheteur de la voiture serait poursuivi pour recel et fraude douanière.

LA PORSCHE, UNE VOITURE HORS PRIX

La Porsche-Cayenne fait partie des voitures les plus chères au monde. En Europe, elle coûte en moyenne 114 300 euros d’après le site du fabricant automobile allemand www.porsche.com, soit l’équivalent de 74 millions 866 mille 500 Francs Cfa. Ce qui suppose que le même véhicule, une fois acheminé au Sénégal, devrait voir son coût croître considérablement. Car, il faudra prendre en compte les frais liés au transport et au dédouanement. Un tenancier de parking sur la Vdn explique que, neuf, ce type de véhicule ne peut pas être vendu dans ce pays à moins de 100 millions de Francs Cfa. C’est d’ailleurs pour son coût assez exorbitant que la plupart des clients se la procurent en occasion. « Souvent on les rachète à un autre qui l’a déjà utilisée, où on l’obtient dans les parkings spécialistes de « Véhicules-venants ». Même là aussi, il va falloir casquer fort pour en disposer », a-t-il poursuivi. Alors, à combien Lamine Faye a acheté sa Porsche-Cayenne ? Qui lui a vendu le véhicule ? C’est véritablement là, l’énigme de cette affaire. Les investigations menées auprès de différents services compétents n’ont permis de percer le mystère.

DAKAR ET NOUAKCHOTT, POINTS FOCAUX

Une enquête du journal Le Monde a démontré que des riches de Dakar s’alimentent très souvent en bolides de luxe dans le marché de véhicules volés. C’est d’ailleurs pour améliorer le contrôle sur ses voitures que la France a adhéré à l’Automatic Search Facility (Asf), un fichier international de recherches des véhicules volés, géré par Interpol. L’Asf est convaincu que l’Afrique est en passe de devenir le plus grand marché de voitures volées. En tout cas, dans la capitale sénégalaise, l’attention est surtout attirée par le nombre impressionnant de bolides de luxe qui ont remplacé la plupart des petites berlines, alors connues des Sénégalais. Pourtant, la loi sur la limitation des importations des véhicules de moins de cinq ans est toujours en vigueur. En dépit de cette restriction, on constate que l’arrivée massive de voitures de luxe ne s’est pas estompée. Sunugalsene.sn, un portail qui s’intéresse aux voitures, est, on ne peut plus clair : « Cette situation n’est nullement la résultante d’une bonne santé financière et économique, au contraire, elle est liée à la recrudescence du phénomène des voitures volées en Europe et recyclées dans le pays ».

Si l’on en croit cet employé d’un parking de la place, « A Dakar, on peut se procurer une grosse cylindrée de luxe à moins de la moitié de son prix initial ». Une étude démontre que ce phénomène qui a commencé en Europe de l’Est a vite traversé les mers et les océans pour gagner une Afrique où cohabitent tous les paradoxes : des riches à côté des pauvres, des villas de rêve à quelques mètres de baraques de misère … « Dans ce paysage de l’importation de voitures d’occasion au trafic de voitures volées, il se dit qu’on peut faire la commande selon le type de véhicule, son année de construction et la somme qu’on est prêt à débourser. Deux semaines plus tard, la voiture est livrée » mentionne Le Monde dans son enquête. A en croire un agent de douane qui requiert l’anonymat, « le plus souvent, c’est à partir de la Mauritanie que le marché sénégalais est ravitaillé ». Il souligne que les véhicules entrent librement dans le pays par le système de passavant. Dakar, quant à elle, constitue le point d’échanges et de ventilation de la marchandise vers des pays comme la Guinée-Bissau et la Gambie. Ce réseau compte aussi des personnes qui se chargent de la vente et même de l’immatriculation, via un circuit mafieux. « Ce sont donc des affaires en or, à condition toutefois que l’acheteur ne soit pas trop regardant sur l’authenticité des papiers des ces véhicules. Dans de nombreux cas, ils proviennent de vols simulés en accord avec les propriétaires », indique un spécialiste de la vente de voitures.

Alioune Badara COULIBALY

(la Gazette)

Supermario

Merci supermario pour ta contribution.

Elle vient à propos sur cet article, mais je l'avais déjà commenté ici en son temps

Voitures poubelles : le gouvernement persiste aveuglément

Interdiction de l'importation de véhicules de plus de 5 ans : L’Etat refuse de faire marche arrière

Tue Nov 9 - 2010

Par souci de protection de l’environnement et de sécurité routière, le gouvernement a opposé un niet catégorique sur la levée, réclamée des importations des véhicules de plus de 5 ans tant souhaitée par certains Sénégalais. Le ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire, Nafy Ngom Diouf, a réitéré cette position hier à l’Assemblée nationale lors du vote du budget de son département.

Interdiction de l'importation de véhicules de plus de 5 ans : L’Etat refuse de faire marche arrière
Le gouvernement reste intransigeant sur l’interdiction d’importer des véhicules de plus de 5 ans. Interpellé par les députés sur la question, le ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire a soutenu que l’Etat n’entendait pas revenir sur cette décision. Cela, au regard des exigences environnementales et de la politique de création d’emplois et de redynamisation de l’économie nationale. Car, de l’avis de Nafy Ngom Diouf, l’Etat a fait l’option de moderniser le parc automobile du pays et de lutter contre les effets néfastes que peuvent avoir les vieux véhicules sur l’environnement. ‘Le Sénégal refuse d’être la poubelle des pays développés. Nous allons développer les usines de montages de véhicules dans le pays pour avoir un parc moderne et des véhicules de qualité pour une bonne sécurité routière. Tout ce qui est pollution, ça évolue très vite’, déclare Mme Diouf. Qui estime que les nouveaux véhicules ont bien pris en compte cet aspect environnemental. ‘La création est nécessaire dans ce pays et donc nous devons avoir des industries d’automobiles pour éviter cette importation très forte de véhicules très vétustes’, poursuit-elle.

En outre, le ministre a annoncé à la représentation nationale que le gouvernement attendait un lot de 235 nouveaux bus, grâce à la coopération avec la République de Chine. Des bus qui sont destinés à renforcer le parc de la société Dakar Dem Dikk et par ricochet contribuer à réduire le déficit de transport public dans le pays. Mais, conscient que le problème de cette entreprise ne peut se régler seulement par l’arrivée de nouveaux bus, Nafy Ngom Diouf a souhaité que le ministère des Finances puisse appuyer la société par un paiement régulier de la compensation prévue. ‘Depuis 2001, les prix de Dakar Dem Dikk n’ont pas connu de hausse. Donc, je vais demander au ministre du Budget de nous appuyer pour que la société puisse bénéficier à temps de cette enveloppe pour aider la société à se restructurer’, ajoute-t-elle. Des doléances auxquelles le ministre du Budget, Abdoulaye Diop, n’a pas manqué de promettre satisfaction. ‘2,3 milliards sont inscrits dans le budget ces dernières années au titre de la compensation à 3D. Cette année, nous avons aussi mis de manière très volontariste 2 milliards dans ce contexte difficile et 350 millions inscrits dans le Budget consolidé d’investissement. Ce qui porte les transferts de crédits que l’Etat doit à Dakar Dem Dikk à 4,65 milliards de francs Cfa’, note-t-il. Avant de préciser, sur un autre registre, que l’Etat du Sénégal ne doit aucun sous à Transrail. ‘C’est le Petit train bleu (Ptb) qui doit de l’argent à Transrail parce que, les infrastructures appartenant à cette entreprise, l’usage doit être payant. L’Etat doit rémunérer le Ptb à hauteur de 500 millions de francs Cfa par an’, affirme Diop.

Pour son exercice 2011, le budget du ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire sera de l’ordre de 6,3 milliards de francs Cfa contre 9,9 milliards de francs, soit une baisse de 3,5 milliards.

Seyni DIOP
Source Walfadjri

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