Wade inonde les hauts magistrats de cadeaux
Soumis par Ajax le mer, 04/01/2012 - 16:02
POUR VALIDER SA CANDIDATURE Wade offre 70 limousines aux magistrats
Rewmi.com
Après leur avoir donné cinq millions de salaires, le président donné 70 voitures de luxe aux magistrats. Un autre cadeau qui risque de faire une fois de plus jaser. Selon nos confrère de La Tribune, Le président de la République vient d’octroyer soixante dix Limousines Bestury coûtant cinquante millions l’unité à des magistrats. Pour la même source ces voitures de luxes avaient été données à l’Etat du Sénégal par la Chine lors du dernier sommet de l’organisation de la conférence islamique (Oci) en 2008. Ce geste du Chef de l’Etat aura-t-il comme explication «une mesure qui s’inscrit dans le cadre d’un jalonnement d’étapes en direction des membres de l’institution judiciaire». Cependant ces largesses de Wade envers interviennent dans un contexte politique et économique très dur pour le pays.
- Ajax's blog
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
Les syndicats dénoncent les cadeaux électoraux
Sénégal: Salaires et voitures rutilantes au profit des magistrats - Le Rta/S déverse sa colère
Bacary Domingo Mane
10 Janvier 2012
Le Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (RTa/s) n'a pas caché sa colère avec la décision de Me Wade d'augmenter les salaires du Conseil constitutionnel et la dotation de voitures luxueuses et rutilantes.
Pour le Parti d'El Hadj Momar Samb estime que Me Wade se livre à une opération de charme pour amener le Conseil Constitutionnel à valider sa candidature
Le Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (RTa/s) assimile, la récente augmentation de salaires du conseil constitutionnel et la dotation de voitures luxueuses et rutilantes à certains magistrats, à des « manoeuvres et autres opérations de charme pour que le conseil constitutionnel valide sa candidature ».
Il poursuit : « Si ce n'est pas une tentative de corrompre les magistrats du Conseil Constitutionnel, cela y ressemble ».
Pour El Hadj Momar Samb et ses camarades « le pouvoir ne compte que sur la fraude, mais la détermination des populations à finir avec ce régime apatride viendra à bout de toutes les tentatives de détournement de la volonté populaire ».
Et plus que jamais, disent-ils, « les forces vives de la nation organisées au sein du M23 doivent poursuivre la mobilisation et la lutte pour s'opposer à une troisième candidature de Wade et créer les conditions d'élections libres et transparentes ».
Le défi de la mobilisation relevé
En ce qui concerne l'investiture du candidat Moustapha Niasse, le Rta/s «salue la forte mobilisation du parti et au-delà de tous les alliés de Bennoo Siggil Senegaal qui ont investi, le 4 janvier, la Place de l'Obélisque avec tous les militants et sympathisants ».
Il est que « ce défi de la mobilisation étant relevé, il faut redoubler d'ardeur pour assurer la victoire de Niasse au soir du 26 février 2012 ».
Lutte pour la baisse du prix du carburant
Par ailleurs, le Secrétariat du Rta/s s'est prononcé sur la grève des transporteurs en soutenant la « juste lutte des transporteurs en commun qui réclament entre autres la baisse substantielle du prix du carburant pour pouvoir continuer à assumer leur mission de service populaire sans saigner davantage les populations qui ne cessent de trimer pour survivre ».
Il explique que « les transporteurs n'arrivent plus à supporter cette hausse exponentielle du prix du carburant qui est due essentiellement à la taxe excessive du pouvoir libéral sur le carburant ». Et en « regardant la structure des prix, on remarque que plus de 62% du prix du litre à la pompe est constitué de taxes.
Ce qui est inadmissible et scandaleux », dit-il. Pour sûr, « l'Etat libéral vit sur le dos des populations en lui faisant supporter tout son train de vie dispendieux à la limite de l'insolence ».
Car, même les « propriétaires de véhicule particulier sont obligés de vendre leurs véhicules ou de les laisser à la maison car leur budget ne peut pas supporter cette hausse ».
De ce fait, dit-il, la « lutte pour la baisse du prix du carburant n'est pas exclusivement celle des transporteurs, elle doit être la lutte commune des chauffeurs et des masses populaires victimes de cette hausse ».
Cusems et Saes en grève
Quant à la situation de l'éducation et de la santé le Secrétariat Politique du Rta/S se dit « vivement préoccupé par la lutte des enseignants, particulièrement du CUSEMS, qui sont obligés de réclamer encore le respect des accords.
Ils ont été obligés de dérouler un plan d'actions pour que le gouvernement paie les indemnités liées aux examens du BFEM et du BAC ». Et en plus de cela, « ils exigent une équité dans le traitement des indemnités de logement des fonctionnaires ».
Le Rta/S pense que « cette année scolaire risque d'être hypothéquée avec cette attitude irresponsable qui aurait dû appeler à des négociations sérieuses en lieu en place d'une politique de pourrissement ».
Les enseignants du supérieur organisés dans le Saes sont en grève pour voir appliquer les accords signés par le gouvernement. Ils font face à des problèmes de salaire, de conditions de travail, et de carrière, renseigne la source
La grogne des médecins
De leur côté, les médecins regroupés au sein du Sames « sont obligés eux aussi de durcir le ton en mettant en exécution leur menace de grève ».
Ils ne réclament que de meilleures conditions de travail, explique le parti d'El Hadj Momar Samb. « Le gouvernement ne respecte pas le protocole d'accord signé depuis Avril 2010 et continue de louvoyer au lieu d'apaiser la situation à travers des négociations sérieuses.
Il cherche ainsi à mettre en mal les médecins avec les populations. Mais le pouvoir de Wade qui n'utilise pas les structures sanitaires de notre pays ne mesure pas tout le tort fait aux populations qui n'arrivent plus à se soigner ou se faire consulter car durant les jours de grève, seules les urgences sont prises en charge », souligne le communiqué.
Enfin, la situation des travailleurs de l'ex-Sotrac et de la Sias a intéressé El Hadji Momar Samb et ses camarades.
Sotrac et Sias, à la même enseigne
Les premiers cités ont été obligés de recourir à nouveau à l'arme de la grève de la faim pour amener le gouvernement à leur payer leur dû.
« Au moment où Wade distribue à tout va des dizaines voire des centaines de millions à ses visiteurs, pendant que d'honnêtes citoyens sont obligés de courir derrière leur salaire et droits dus par l'Etat », fait remarquer le Rta/S.
Les travailleurs de la SIAS sont logés à la même enseigne, dit-il, avant d'ajouter : « les travailleurs ne doivent pas être dupes et ne peuvent rien attendre de ce pouvoir, en dehors d'une lutte soutenue capable de le faire reculer »